mercredi 2 juin 2010

Publicité:le trop peut être l’ennemi du bien.

A trop vouloir montrer son savoir-faire, l’annonceur peut tomber dans la tromperie. C’est ce qui est arrivé à la société Louis Vuitton qui a ainsi vu censurer par l’Autorité de régulation publicitaire en Grande-Bretagne, l’Authority Standards Advertising, l'ASA, deux de ses affiches pour publicité trompeuse. 

L’une d’entre elle montrait une femme cousant à la main une poignée de sac à main. Une image qui, selon l’ASA, pouvait laisser croire aux consommateurs que les produits LV étaient entièrement faits main. 

Le célèbre malletier s’est âprement défendu, plaidant que ses sacs étaient réalisés manuellement par des artisans expérimentés auxquels sa campagne de publicité rendait hommage. Il produisit de nombreux documents prouvant qu'il n’utilisait des machines à coudre que pour des raisons de solidité et de durabilité. 

L’ASA n’a pas été convaincue: si elle a reconnu que les procédés de fabrication de Louis Vuitton incluent une intervention manuelle à diverses reprises, elle lui a reproché de ne pas lui avoir précisé dans quelle proportion, jugeant ainsi les publicités trompeuses.

Mais qu’en aurait-il été si Louis Vuitton avait rapporté la proportion de l’intervention manuelle? La publicité aurait-elle été autorisée? A partir de quel seuil ? Peut-on conclure de l’imprécision de Louis Vuitton une proportion infime de l’humain dans la conception de ses sacs? Qu'en pensez-vous?

http://2doc.net/twpsi

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